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Publié par Evy

Cinquante nuances de Grey de E.L James

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Bien évidemment, il faudrait habiter dans une grotte pour ne pas avoir entendu parler, il y a quelques années, de la déferlante de la vague BDSM. Personnellement, je n’ai pas lu la trilogie à l’époque, mais j’ai vu les trois films (qui, du reste, ne m’ont pas transcendé). J’avais lu quelques extraits et je savais que ce n’était pas très bien écrit donc je me suis naturellement tournée vers le livre audio pour découvrir quand même cette saga qui a (re)mis la littérature érotique sur le devant de la scène. 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je n’ai pas aimé. Alors certes, je savais déjà que je ne serais pas transcendée par l’histoire (clairement, le jeune millionnaire à même pas trente ans qui tombe amoureux de la jeune vierge effarouchée, c’est d’un tel cliché que ça en devient un peu risible et surtout très, très, très peu crédible), mais je ne pensais pas que je ressortirais de ma lecture aussi…perplexe.  

Perplexe, car oui, je trouve que le postulat de départ est cliché, mais le reste de l’histoire est plutôt bien travaillée. J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas (BDSM) et même si j’ai trouvé que l’ensemble était plutôt long, très répétitif (bon les scènes hot, je suis plutôt pour, mais il faut qu’il y ait de la matière dans le reste du roman sinon, ça tombe à plat et ça devient un peu lassant) et finalement assez peu captivant (l’action semble se dérouler sur à peine quelques semaines), il y avait matière à faire un roman qui tenait la route. Étonnement (et même si je connaissais déjà l’histoire parce que j’avais vu les films – que j’ai trouvé trop édulcorés au passage), je me suis prise au jeu. Je ne dirai pas que j’ai passé un agréable moment de lecture, car on n’en est pas là quand même, mais ce fut assez rageant de constater que si je m’attendais à ne rien aimer, j’ai effectivement trouvé des points intéressants au récit, mais qu’ils ont été complètement plombés par les autres défauts – majeurs – du roman. 

Le plus gros (et je pèse mes mots) défaut de ce roman, c’est son auteure. C’est triste à dire, mais j’ai eu l’impression de lire une fanfiction (et encore pour avoir lu beaucoup de textes de ce genre, certaines sont superbement écrites) rédigée par une adolescente de quinze ans. C’est plat, c’est ennuyant et franchement c’est tellement répétitif que ça en devenait juste énervant. Non, mais très honnêtement, je crois que j’ai dû lever les yeux au ciel au moins autant de fois qu’Anastasia l’a fait dans le roman tant plusieurs éléments de style me dérangeaient : 
•    Premier point (assez obvious) les répétitions. Non, mais sérieusement, si au bout de la 25 000e fois où E.L James l’écrit noir sur blanc, le lecteur n’a pas encore compris que Christian Grey était un maniaque du contrôle, alors c’est qu’il doit être aveugle… 
•    Deuxième point : le placement de produits. Je crois que je n’ai encore jamais lu de roman qui m’a donné autant l’impression de regarder les pubs à la télé. On connaît toutes les marques qui entourent la vie d’Anastasia. La marque de sa voiture, de celle de Christian, de l’ordinateur et même de son sachet de thé (qui au passage, m’a juste fait penser de l’héroïne qu’elle était une paysanne mal dégrossie). Et franchement, mais qu’est-ce qu’on s’en fiche ! 
•    Troisième point : le manque de subtilité le manque de style tout simplement. On est sur un vocabulaire ultra simple et sur très peu de descriptions. Bref, c’est simple, beaucoup trop simple et pas assez travaillé.  

Bon, s’il n’y avait que le style encore qui m’avait dérangé… Mais j’ai vraiment eu du mal avec les personnages. Que ce soit les personnages secondaires (clichés et niaiseux à souhait) ou l’héroïne, je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. Sauf peut-être – et de façon plutôt étonnante – à Christian Grey. C’est le seul personnage avec un background assez intéressant (mais trop peu développé à nouveau) et qui sort un peu du lot. Par contre Anastasia… Non, mais vraiment, je ne comprendrai jamais la construction de ce personnage. Déjà, je pense qu’elle devrait songer à consulter parce que quand on en arrive à penser que sa déesse intérieure et sa conscience cohabitent dans son corps, c’est qu’on a quand même de petits problèmes à régler. Et puis, pour une héroïne, elle n’a strictement aucune personnalité. À chaque fois, elle dit non, non, non (plus pour la forme d’ailleurs, que pour autre chose) et finit par changer d’avis et se ranger à l’opinion des autres (bon de Christian dans 90 % des cas) en moins de quelques lignes… Mais non mince ! Ce n’est pas un personnage comme je les aime. J’ai juste trouvé que c’était une chiffe molle et j’ai passé l’intégralité du roman à me demander ce que le héros pouvait bien lui trouver ! 

Cinquante nuances de Grey s’est transformé pour part en 30 nuances de déception, 10 nuances d’agacement et 10 nuances de frustration. Il y avait de bonnes idées dans ce premier tome. Dommage que le style soit aussi pauvre (et croyez bien que j’écris rarement ce genre de chose sur la plume d’un auteur parce que je sais ce qu'un écrivain peut mettre comme temps, énergie et partie de soi dans son oeuvre) et que les personnages ne soient pas plus développés et moins clichés. Je ne sais pas si je lirai la suite (mais sûrement pas sous forme d’audiolivre. En effet, le type du roman (avec beaucoup d’introspection de la part de l’héroïne) se prête mal au format audio).

Cinquante nuances de Grey de E.L James

Cinquante nuances de Grey de E.L James
Titre VO : Fifty shades of Grey
Romance, Erotisme - Editions Audiolib - Livre audio
Où l'acheter : Cinquante nuances de Grey

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Commenter cet article

Fofie 22/04/2020 10:02

Je l'avais lu à sa sortie et "à l'époque", ça m'avait bien plu car on n'était pas, lors, noyé dans la masse de livres avec comme base "Homme riche-Jeune femme vierge-amusons-nous gaiement au lit". Pour sûre, je ne le relirai pas... Et comme toi, je trouve que le gros point négatif du roman (et de la trilogie) est l'autrice.

Evy 22/04/2020 11:34

Ah ton commentaire me rassure un peu ????

cassie 14/04/2020 13:14

il s'agit bien d'une fan fiction de Twilight, le prénom de l'héroïne est à peine changé, les situations sont quasi similaires. perso, je l'ai lu à sa sortie et j'ai bien aimé à l'époque, même si je reconnais toutes les faiblesses du genre! par contre, autant j'adore l'audible, autant je pense que j'aurais du mal avec de l'érotique dans ce format!! ;)

Evy 14/04/2020 14:31

Je te confirme, la version audio c'était vraiment pas adapté à ce roman !

Buckette 14/04/2020 12:45

Je crois qu'à la base c'était une fanfiction d'ailleurs. Sur Twilight ou un truc du style. Ça explique peut-être des choses. J'avais commencé à le lire il y a des années et c'était mou, plat et comme tu le dis, les scènes hot tombaient à plat aussi... bref, comme pour After, j'ai laissé tomber.

Evy 14/04/2020 14:31

Ah ben ça me rassure, il n'y a pas que moi !