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Publié par Evy

Leçons de plaisir de Victoria Janssen

Au moment de prendre la fuite, la duchesse Camille n’imaginait pas une seule seconde que ce voyage forcé jusqu’aux confins du royaume allait prendre une tournure si… excitante. Une seule chose comptait alors : fuir loin de son terrible mari, le duc Michel, décidé à se débarrasser d’elle par tous les moyens. Aussi avait-elle demandé à ses plus fidèles serviteurs de l’accompagner : Sylvie, sa servante aussi dévouée que débrouillarde, Kaspar, son garde si loyal, et Henri, le jeune palefrenier qui avait toujours eu une place particulière dans son cœur. Tous, ils avaient accepté sans hésiter, trop heureux de pouvoir servir leur maîtresse. Et ils l’avaient servie au-delà de toute attente : jusque dans ses moindres désirs… Doublant, à eux quatre, cette fuite vers la liberté de troublantes leçons de plaisir…

Comme cela faisait un moment que j’avais envie de lire une romance érotique et que je suis tombée sur ce titre lors d’un passage à la médiathèque, je me suis dit que ça serait également l’occasion de me replonger dans de la romance historique que j’ai toujours trouvé particulièrement divertissante. Bon, on ne va pas se mentir, je ne m’attendais pas non plus à être transcendée par ma lecture mais au moins, j’aurais aimé passer un bon moment de lecture. Ce qui ne fut pas le cas. Alors, don’t get me wrong, le genre érotique est un genre littéraire que j’affectionne beaucoup mais il ne faut pas que ce côté « érotique » prenne le pas sur le reste et notamment sur l’histoire, or force me fut de constater qu’à part du cul, du cul et encore du cul (sous toutes les combinaisons possibles, mais ça je vais y revenir après), il n’y a rien à sauver dans ce roman.

Pour une fois, et cela m’arrive rarement mais là vraiment, pas le choix, je vais vous raconter en détails l’intrigue/la succession de scènes de sexe sans cul ni tête. Alors attention lecteurs, vous êtes prévenus, je vais spoiler à tout va ! Commençons d’abord par vous mettre en jambe en parlant un peu du contexte du début de l’histoire et des personnages. Nous faisons donc la connaissance de la Duchesse Camille, mariée à un homme vile et qui ne souhaite que s’adonner aux plaisirs de la chair ( et qui est un peu pervers sur les bords). Camille a peur pour sa vie car à presque 40 ans et après quinze ans de mariage, elle n’a toujours pas donner d’héritier à son mari. De fait, elle doit trouver une solution. Solution toute trouvée en la personne du palefrenier, jeune homme d’une vingtaine d’années, tout soumis, comme n’importe quel serviteur, à sa duchesse. Et accrochez-vous bien lecteurs, c’est à partir de ce moment – c’est-à-dire au bout de deux chapitres, oui, oui, c’est super rapide ! – que tout part en cacahuète ! Résumons un peu les actions à venir et vous allez comprendre pourquoi je disais que dans ce livre, ce fut une succession de scènes de sexe sous toutes les combinaisons possibles et imaginables.

1. La duchesse Camille fait venir son palefrenier Henri dans ses appartements privés et lui demande un service. Elle lui demande de lui faire un enfant (normal hein, me direz-vous de demander ça au premier garçon de ferme venu quand on est de noble extraction à la période du Moyen-Age, mais bon passons). Bon, ben, le Henri, il n’est pas vraiment contrariant alors il accepte (tu m’étonnes !) et il prend la duchesse comme une servante (ses propres mots) contre un fauteuil. Et elle aime ça !

2. Le soir même, le duc fait venir Camille dans ses appartements et elle espère bien passer à la casserole afin de justifier sa prochaine grossesse. Mais le duc est au courant pour son amant et n’est pas content. Du coup, il attache Camille à un trône et la force à pratiquer des actes sexuels sur son serviteur pendant que ses gardes du corps à elle, deux eunuques Kaspar et Arno, doivent regarder. Pendant ce temps-là, le duc fait sa petite affaire avec une autre servante. Classe, moi je dis !

3. En rentrant dans ses appartements, la duchesse est persuadée que le duc va la faire assassiner et décide de s’enfuir vers l’homme qui fut le protégé de son père et de qui elle était amoureuse étant jeune. Mais bon avant, ses deux eunuques lui proposent de la satisfaire pour l’aider à se détendre (c’est vrai que juste avant elle a subi des attouchements sexuels, c'est donc probablement ce dont elle rêve à cet instant précis !). Bien sûr, elle accepte et les eunuques se servent donc de tout leur savoir (et de leurs doigts et langues) pour satisfaire la duchesse. Mais ce n’est pas assez, elle rêve de plus et demande à ses gardes du corps d’utiliser son god en ivoire afin de pouvoir pleinement la satisfaire ! (Si, si, je vous jure que tout est vrai ! Et là, on en n’était qu’au tout début du roman).

4. Pendant ce temps, Henri le palefrenier, se rend aux bains pour se détendre. Bains qui font également office de bordel. Et du coup, hop, sans même qu’il demande quoi que ce soit, car lui ne voulait que prendre son bain tranquillement (Tss, Tss, mais bien sûr !), une des prostituées arrive et pouf, elle lui demande de faire l’amour.

5Dans la nuit, la dame de compagnie de Camille, Sylvie, sur les ordres de sa maîtresse, part chercher le palefrenier afin qu’il les suive dans leur fuite. Ça n’enchante pas Sylvie qui préférerait garder sa maîtresse pour elle-même. Dans les écuries, juste avant le départ, Sylvie décide donc de donner une leçon à Henri pour lui prouver qu’il n’est pas digne de la duchesse et lui fait donc une petite gâterie tout en laissant Camille les regarder.

6. Le lendemain, à l’auberge, la duchesse offre une petite séance de palpage sous la table au moment du repas au petit palefrenier et le soir même, voulant prouver à sa maîtresse qu’elle est aussi capable qu’un homme, Sylvie offre ses services à Camille. Et hop, une petit scène d’amour saphique (mais bon vite fait hein, parce que quand même l’amour hétéro c’est bien mieux, dixit le livre hein !). Ensuite, Henri les surprends endormies l’une contre l’autre au petit matin et re-hop, la duchesse demande à Henri de prendre la servante devant elle (ben oui dis ! On savait s’occuper quand même à cette époque-là ! Et on était pas farouche visiblement !)

7. Après une péripétie (non, non, je ne dirai rien, on va garder un peu de mystère quand même, on ne sait jamais, des fois que ça vous tenterait quand même !) à nouveau sexuel, le petit groupe repart en route sauf qu’il n’y a plus d’auberge dans le coin (ben voyons !) du coup, obligé d’aller dans une maison clôse qui fait parfois office d’auberge pour les voyageurs contre compensation en nature. Et là, c’est Kaspar, l’eunuque qui part en négociation et qui va s’y collait. Il offre ses services et ces trois autres comparses sont invités à regarder (ben quoi ? Sinon, ce n’est pas drôle voyons !). Et là, pendant plusieurs chapitres, l’auteure initie ses personnages aux joies du sadomasochisme. On apprend par la même occasion que Kaspar est amoureux de l’autre eunuque Arno et que Sylvie prends des leçons pour devenir dominatrice.

Je vais m’arrêter là car sinon ma chronique risque de durer encore et encore et encore (un peu comme les scènes de cul de ce livre, hihihihi) mais sachez que ce n’est pas fini. Camille aura encore au moins un nouveau partenaire de jeu, Henri aussi, les eunuques passeront enfin à l’action ensembles (enfin…façon de parler) et Sylvie nous offrira une belle scène de saucissonnage de sexe masculin ! Bref, chers lecteurs, vous imaginez à quel point je me suis régalée avec cette lecture.

Bien sûr, c’est ironique. Le problème, en plus, ne fut pas tant au niveau du nombre de scènes sexuelles ou de leurs variétés. Le problème, c’est qu’elles s’enchaînaient sans que cela n’ait ni queue ni tête, sans que cela ne fasse avant avancer le récit et au contraire, j’ai trouvé que cela le desservait et le discréditait complètement. L’histoire est vraiment plate, peut être résumée en deux phrases (contrairement au côté érotique sur lequel on pourrait écrire des pavés entiers, la preuve…) et surtout n’est pas du tout captivante.

Si on s’attarde sur les personnages, on se rend compte qu’ils sont aussi creux que le récit en lui-même. Camille est absolument imbuvable (j’ai rarement vu un personnage féminin et une héroïne de surcroît aussi peu sympathique). Elle est froide et parfaitement antipathique. Henri est décrit comme un benêt et se comporte d’ailleurs comme tel. Sylvie aurait pu être un personnage intéressant mais a été totalement gâché par le côté « dominateur » que l’auteure a voulu lui coller. Les seuls qui tirent un peu leur épingle du jeu furent les deux eunuques qui sont un peu touchant à leur façon et Maxime, qui, s’il est paradoxal est le seul qui soit plutôt crédible.

Enfin pour ce qui est du style de l’auteure…Mouais, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Ça se lit vite, c’est plutôt fluide mais l’ensemble manquant cruellement de substance, on ne s’attarde guère sur la plume de Victoria Janssen, qui, du reste, n’est pas exceptionnel. Bref, pas de sauvetage de ce côté-là.

En bref, Leçons de plaisir fut une lecture des plus…hilarantes et exaspérantes. Hilarante car l’ensemble est tellement peu crédible que ça en devient risible. Exaspérante car à un moment, je me suis demandée si l’auteure ne prenait pas ses lecteurs pour des imbéciles…Somme toute, une lecture vite lue et vite oubliée (thank God !).

Leçons de plaisir de Victoria Janssen

Leçons de plaisir de Victoria Janssen
Titre VO : The Duchess, Her Maid, The Groom and Their Lover
Romance, Érotisme - Editions Harlequin - 344 pages
Où l'acheter : Leçons de plaisir

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